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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 02:29

Présidente de la sécurité

C'était la déclaration du jour. "Défiant" le ministre de l'Intérieur en visite à Marseille, comme l'a répété la télévision en couleur tout au long de ce lundi 29 août, la candidate Martine Aubry promet -si elle est élue au poste suprême- d'être "la présidente de la République de la sécurité. C'est dit : elle sera PRS. Elle serait donc aujourd'hui CRS (Candidate, etc.). La pègre n'en dort plus. Les petits délinquants non plus. Et les Roms ? Et les Sans Papiers ? Et les chômeurs ?...
Sérieux :  le chantre de la Sécurité pas sociale s'était finalement autoproclamé "président du pouvoir d'achat". Bilan : la délinquance a tellement reculé, comme l'affirme ce lundi Monsieur Claude Guéant, que les préfets en valsent de joie. Quant au pouvoir d'achat, on sait qu'il est en nette progression par rapport à l'indice de 1907.
 "Martine Aubry défie Claude Guéant", titre notamment ITélé.  Tonnerre d'Hortefeux ! "Défie" ou "Marche dans les pas" ? La sécurité : Voilà une valeur sûre. Et pour s'en convaincre, la Première socialiste évoque la "violence" vécue par les victimes obligées de limiter leurs sorties en ville.
Les millions de chômeurs, de travailleurs pauvres, de sans logis et sans abri, de mal logés, de sans avenir, etc, etc. n'ont sans doute pas le coeur à rire. Parce que la VRAIE violence est là, et bien là. Elle le sait pourtant bien, Martine Aubry. Les faiseurs de rumeur qu'elle dénonce avec juste raison, vont encore boire du petit lait. Pourquoi se disperser  ainsi ? La violence sociale ne doit-elle pas être la première à être ciblée, combattue, éradiquée par la gauche ? Martine Aubry aurait-elle finalement décidé de se laisser cornaquer par un gourou de la communication ? Celui de DSK, par exemple ? Euro RSCG qui mal y pense. Allez ! Sourions plutôt et attendons les titres  de la presse écrite de ce mardi matin. Mais continuons à nous indigner !  
Ph A
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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 16:48

 

Diminution de 100% du chômage à TourcoingPole-Emploi-Tg004.jpg

Apparemment, les médias ont manqué l'information. U n vrai scoop pourtant. La cité du broutteux, Tourcoing, dans le nord de la France, a éradiqué le mal qui ronge l'ensemble du pays : le chômage. Oyez, très braves gens : le cancer social s'est fait la malle. Histoire d"une rémission improvisée avec rechute programmée... et rapide

Le saviez-vous ?  Les visiteurs qui se rendent régulièrement dans une des agences de Pôle Emploi ne sont ni des touristes, ni des enfants gâtés qui rendent visite à leur tonton et repartent avec quelques euros pour s'acheter des friandises. Non, ces étranges et fidèles visiteurs sont des demandeurs d'emploi. Avant, on disait des "chômeurs". C'est la même chose. Un demandeur d'emploi, c'est un mec, ou une nana, normalement constitué(e) selon les normes encore en vigueur, mais qui n'a pas de travail.Parce qu'il ou elle n'en a pas trouvé, ou parce qu'il où elle en avait mais l'a perdu. Par mégarde, par distracton, par sa faute, au mec ou à la fille.C'est ça, un chômeur ou un e chômeuse (disons chômiste, c'est plus simple).

 

L'histoire commence le 19 juillet, à Tourcoing donc. Les chômistes qui se rendent à l'antenne de Pôle emploi, rue Thiers (du nom de celui qui avait fait tirer sur le peuple de la Commune), ex-Assedic locale, ont la surprise de trouver le rideau de fer baissé. A fond. Plus encore que la culotte qu'on leur demande si souvent de tomber. Une affichette les informe que l'agence déménage et que la clientèle (pardon ? D'accord, les chômistes) seront désormais reçus rue de Tournai, dans le centre ville. Une discussion s'engage entre les lecteurs de ladite affichette. Ils ne semblent pas d'accord sur l'interprétation qu'il convient de donner à la chute du texte.On y parle en effet d'une ouverture au 25 juillet, Mais comme la date du 19 figure aussi, certains croyants (comment ? Oui, oui, chômistes) assurent que le transfert a forcément eu lieu. Ils expliquent qu'il est inconcevable qu'une antenne de pôle emploi ferme durant une semaine. Même en juillet. M'enfin ?!

 

Alors, les chômistes se rendent rue de Tournai. En ordre dispersé pour ne pas avoir l'air de manifester; Et aussi pour ne pas montrer aux autres qu'ils ne savent pas trop situer. L'affichette ne livre pas les précisions. Rue de Tournai, à Tourcoing, c'est à proximité de l'église Saint-Christophe (ben oui, quoi ! Saint-Chistophe, le tout nouveau centre commercial ! Auchan  City !! Ca y est ? Tout le monde situe ? Bon).

 

Ils et elles (on peu dire une chômiste) arrivent donc en ordre dispersé rue de Tournai, derrière le Saint. Ils et elles cherche le n° 85, puisque l'affichette de tout à l'heure avait craché le numéro gagnant. Ils et elles passent du 75 au 105, reviennent sur leurs pas, recommencent, ne trouvent toujours pas, changent de trottoir pour faire semblant de ne pas chercher (chômiste et con, ça fait cumul et on ne sait jamais). Le manège dure une dizaine de minutes avant que les visiteurs se rendent à l'évidence. Le 85 n'existe pas. Une chômiste, venue de loin  pour déposer un dossier que Pôle emploi lui demande impérativement avant demain, crie à la blague de mauvais goût et cherche la caméra cachée.

 

A peine reconstitué, le groupe se disperse à nouveau pour aller à la chasse à l'info. L'un d'eux préfère jeter un oeil dans ce bel immeuble blanc, voisin de l'hôtel B&B récemment inauguré. A l'intérieur, un ouvrier sur une échelle, perché, s'affaire. "Bonjour, Monsieur l'ouvrier !" s'exclame l'insolent chômiste. "Vous seriez bien bon de me dire si je suis bien  à Pôle Emploi !" A ces mots, se penchant du haut de l'escabeau, l'homme ouvre de grands yeux et laisse tomber l'info : "Vous y êtes, malheureux. Mais les travaux ne sont pas achevés.  Ce sera ouvert le 25 juillet". 

 

Les chômistes auront appris une chose ce jour là. Ils peuvent disparaître des écrans radars pendant une semaine. Hors de portée des conseillers et autres référents. Pôle emploi a bien le droit de déménager. C'est pour mieux les accueillir. En enfer. Mais ça, les chômistes cancers sociaux de la société, ils connaissent déjà.

 

 

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 20:14

Et ce Mozart …

que sourdement on assassine

 

La télévision en couleur nous en apprend parfois d’aussi belles qu’inattendues. Ainsi de France 3 Nord – Pas de Calais dans le 12/13 du mercredi 21 octobre. Afin de lancer un sujet sur une exposition de peintures réalisées par des « mal » ou « non-voyants », le présentateur du journal télévisé, Vincent Dupire, a l’excellente idée de faire le rapprochement avec un grand compositeur atteint de surdité. Jusque là, pourquoi pas ?

 

Sauf que, dans l’oreille du téléspectateur, cela tombe ainsi : « On disait de Mozart qu’il était sourd. Nul
besoin d’être bien-entendant pour être un génie de la musique… ».
Pas particulièrement dur de la feuille, votre serviteur se persuade qu’il y a lapsus et que correction (auditive) sera apportée à la fin du sujet. Que nenni. De retour sur l’écran, le journaliste musicologue affiche un sourire imperturbable et présente ses invités, Ambroise et Christophe, deux musiciens du trio « Revolver »,  le groupe inspiré par les Beatles (son nom est tiré de l’album sorti en 1966), les Kinks et Elliott Smith.

Apparemment plus fin connaisseur de la pop musique que du répertoire classique du 18ème et du début 19ème siècle, Vincent Dupire insiste sur un titre de Revolver que nous serions bien ignorants d’ignorer : « Get around town ».
Tout à son affaire, il nous donne à voir et entendre le clip vidéo de ce dernier.  « Bah ! me rassurai-je. La correction viendra après la partition, pardon, le clip. D’ici là, un technicien de France 3, un collaborateur, l’un des deux jeunes fans du groupe de Liverpool lui aura glissé à l’oreille que le sourd n’était pas Wolfgang mais Ludwig ». Impatient,  j’attends. En vain.

 

Retour sur le plateau. Et là, les deux jeunes artistes du groupe « Revolver » sont interrogés sur la manière de faire une bonne chanson pop. Bien vu ! « Je ne savais pas que Mozart était sourd », avoue humblement Ambroise qui avait bien ouï le précédent propos de son hôte. Et de nous inviter à faire un parallèle entre Mozart et la pop musique. Sûr qu’il est reparti convaincu que l’auteur de « La Flûte enchantée » composait forcément à l’œil…

 

Certes, découvrant très tôt le talent de son fils, Johann van Beethoven avait voulu voir en  Ludwig le nouveau Mozart. Ah ! Cette assourdissante volonté de  culture sur le service public un mercredi ! Pour le reste, tout est là, à 13’27 et à 18’30 

 

http://jt.france3.fr/player/regions/?jt=20091021&id=b59a_1214part1

 

Evidemment, ce n’est pas très beau de se moquer ainsi d’un confrère. D’autant que, tant pis si cela fait faux derche,  Vincent Dupire est un journaliste talentueux. Et puis d’abord, Beethoven et Mozart, qui se sont rencontrés à Vienne en 1787 se seraient, paraît-il, parfaitement entendus.

 

Quand à la présumée surdité de Mozart, elle semble provenir d’un quizz où, entre plusieurs noms de compositeurs proposés, on demande lequel était sourd. On en trouve quelques traces sur internet.

 

Haut les cœurs et pavillon haut !

La photo, là haut, représente une statue non de Mozart, mais de Beethoven enfant.

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 06:03
"Vous avez vos papiers ?"

Le président Sarkozy l'a confirmé hier soir (23 septembre), lors de l'entretien télévisé qu'il a accordé à David Pujadas et Laurence Ferrari : Brice Hortefeux n'est pas raciste. C'est quelqu'un de très humain. D'ailleurs, Nicolas connaît Brice depuis longtemps : "Il avait 16 ans, j'en avais 19". C'est dire...

Brice a donc commis une maladresse. Il aurait dû faire attention, concède le président. Une maladresse ? A croire Rachida Dati et Azouz Begag, le ministre n'en est pas à sa première dans le genre.  Le témoignage du journaliste du "Monde" Mustapha Kessous (publié par "le Monde" dans son édition de mercredi soir 23 septembre) commence par une anecdote qui concerne... Brice Hortefeux. Une blague bien ordinaire, somme toute : "Vous avez vos papiers ?" demande le ministre en recevant le journaliste pour une interview. Une blague ordinaire qui résonne cruellement quand on lit la suite du témoignage. Le racisme ordinaire est bien plus présent qu'on ne l'imagine. Mais il devient de plus en plus difficile d'en parler sans se faire voler dans les plumes par ceux qui se cachent derrière la dénonciation de la bien-pensance, Un nouveau sport très en vogue.
 
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/23/ca-fait-bien-longtemps-que-je-ne-prononce-plus-mon-prenom-quand-je-me-presente-au-telephone_1244095_3224.html

Le témoignage de Mustapha Kessous pourrait sembler excessif. Hélas, il suffit souvent de regarder et d'écouter autour de soi. Réagissant à ce texte, une consoeur raconte que, journaliste noire, elle n'a jamais subi autant de désagrément tant dans sa vie professionnelle que dans sa vie privée. Mais elle glisse cette anecdote savoureuse : " Au terme d'un débat que j'animais, un monsieur du public s'avance et me dit  : "Mademoiselle, vous avez apporté une touche d'exotisme à ce débat". La thématique traitée était le traitement des déchets...."

 
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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 05:58

Elle est à toi cette chanson...
Qu'ajouter de plus aux nombreux commentaires qui ont suivi les propos du ministre de l'Intérieur en marge de l'université d'été de l'UMP à Seignosse ?  Dans un  dossier, très bon au demeurant, le quotidien "Libération" (12 et 13 septembre) commence par évoquer "l'affaire de la vidéo". Comme si les images, prises à l'insu des protagonistes,  seraient responsables et coupables. Dans l'interview que ce même quotidien présente comme un droit à la défense du ministre, ce dernier ne s'estime coupable d'aucune faute. "Pour qu'il y ait excuse, il faudrait qu'il y ait faute" assène-t-il.

Sur France Info, Henri Guaino s'inquiète : "la  tranparence absolue est le début du totalitarisme". Il faudrait donc se contenter des explications embrouillées et suffisantes de M. Hortefeux faisant référence à ses origines auvergnates (les mêmes que Fadela Amara qui ne manque d'ailleurs pas de voler à son secours). Encore une fois, haro sur les médias, qui excellent dans le "lynchage médiatique", sur la gauche et les associations qui s'emparent de "l'affaire" dans une grande manoeuvre de récupération. Et plus globalement, méfiance vis-à-vis d'internet. Ah, si la technique pouvait être utilisée proprement ! "Proprement", de l'adjectif "propre" utilisé par le même Hortefeux lorsqu'il était ministre de l'Intérieur pour stigmatiser l'immigration non choisie. Souvenons-nous, le 25 novembre 2007, sur la chaîne M6 : "Cela veut dire qu'il y aura toujours des sans-papiers sur le territoire français ?", interroge le journaliste de l'émission "Capital", Guy Lagache. "Si vous rêvez d'une société idéale dans laquelle il n'y aurait que des citoyens honnêtes, propres..." Langage mal maîtrisé ? xénophobie latente ? Etat d'esprit traduisant un malaise qui remonterait à la décolonisation et qui, comme le suggère Médiapart, viserait particulièrement les Maghrébins ? Médiapart va jusqu'à parler de "fantasme". Difficile, au moins, de ne pas déceler dans les propos du ministre les signes d'un racisme ordinaire, celui qui est peut-être le plus difficilement avouable.

Les journalistes et les
vidéastes amateurs seraient donc responsables de tout, ou plutôt irresponsables, en filmant et diffusant les dérives verbales et comportementales de ceux qui nous dirigent ou qui voudraient nous diriger : le président et son "casse-toi pauv'con" au Salon de l'Agriculture du 23 février 2008, Patrick Devedjan, secrétaire général de l'UMP qui traite Anne-Marie Compari de "salope" (le 29 juin 2007), Manuel Valls, député-maire PS d'Evry qui, le 9 juin dernier, réclame des "Blancos" parcequ'il y a trop de Noirs sur sa brocante, de Ségolène Royal qui s'en prend au corps enseignant, du président Sarkozy (encore lui ?!) qui montre son estime pour les journalistes sur un plateau de la télé publique, etc.

Des victimes. Tous des vicitimes du lynchage médiatique. Tous des victimes de la dictature des journalistes qui répètent bêtement et à l'envi n'importe quelle sottise pourvu qu'elle soit sortie de son contexte. Mais sortie quand même ! Oui mais, quand M Hortefeux demande au ministre Azouz Bégag de "dégager" sur un ton aussi élégant que "Fissa, sors de là ! Dégage d'ici, je te dis !". Il n'y avait pas de caméra cachée. Lorsque le président Chirac, le 20 juin 1991, parle du "bruit et de l'odeur" du quartier de la Goutte d'or, à Paris : c'est dans un discours. Lorsque le président Sarkozy (le revoilou), traite un pêcheur d "enculé", le 9 novembre 2007 à Guilvinec : c'est devant les caméras de la télévision qui le suivent dans un voyage officiel. Et ne parlons pas de la "racaille" qu'il proposait de "nettoyer au kärcher" lorsqu'il était ministre de l'Intérieur et qu'il invitait la presse à témoigner de ses grandes actions de communication.

Non, décidément, ces dérives ne sont qu'interprétations erronées de journalistes de mauvaise foi. Des gens mal intentionnés qui ne comprennent pas que les élus sont "proches du peuple" et parlent "comme le peuple". Quant à Brice Hortefeux, lavons-le de tout soupçon raciste, de toute volonté de stigmatiser une communauté ou une ethnie, quelle qu'elle soit. Il est auvergnat. Comme Fedela Amara qui, elle le répète, ne saurait accepter le moindre propos raciste de son "compatriote" de ministre.BHabile manière, finalement, de conforter le consensus sur l'immigration et les sans papiers.

Alors, pour rendre service à M. Hortefeux, pour le soutenir dans sa galère, rappelons-lui cette chanson de Brassens, justement intitulée "Chanson pour l'Auvergnat" :

Elle est à toi cette chanson
Toi l'Auvergnat qui sans façon
M'as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m'as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M'avaient fermé la porte au nez
Ce n'était rien qu'un feu de bois
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un feu de joie


Si vous en voulez encore :

La vidéo publiée par Le Monde
http://www.dailymotion.com/user/publicsenat/video/xage4m_18h00-hortefeux-la-video-de-public_newshttp://www.dailymotion.com/video/xafxrd_quand-brice-hortefeux-derape_news

La vidéo diffusée par Public Sénat montre l'intégralité des échanges :
http://www.dailymotion.com/user/publicsenat/video/xage4m_18h00-hortefeux-la-video-de-public_news

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 19:28

La nonne et la CGT...
sans voile

L'histoire date de novembre 2004.  Elle mérite d'être connue". Elle l'était peu. Nous trahissons ici, dans l'allégresse, le secret de la correspondance courriellesque.  Il s'agit d'un échange entre une religieuse, moniale visitandine à Nantes, et le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault.
Que se passe-t-il lorsque ces deux là se rencontrent, ou plutôt, échangent par courrier ? Une belle histoire d'humour. Ah, si les hommes et les femmes s'aimaient d'humour... ! 

Courrier authentique et certifié par celui qui le retransmet à ses ouailles :


 Lettre adressée par Soeur M. à la C.G.T

                   
« Madame, Monsieur, 

 Religieuse cloîtrée au monastère de la Visitation de Nantes, je suis sortie, cependant, le 19 juin, pour un examen médical. Vous organisiez une manifestation. Je tiens à vous féliciter pour l'esprit bon enfant qui y régnait. D'autant qu'un jeune membre de votre syndicat m'y a fait participer ! En effet, à mon insu, il a collé par derrière sur mon voile l'autocollant CGT après m'avoir fait signe par une légère tape dans le dos pour m'indiquer le chemin. C'est donc en faisant de la publicité pour votre manifestation que j'ai effectué mon trajet. 

La plaisanterie ne me fut révélée qu'à mon retour au monastère. En communauté, le soir, nous avons ri de bon coeur pour cette anecdote inédite dans les annales de la Visitation de Nantes.
 

Je me suis permis de retraduire les initiales de votre syndicat (CGT = Christ, Gloire à Toi).   Que voulez-vous, on ne se refait pas. Merci encore pour la joie partagée. Je prie pour vous. 

Au revoir, peut-être, à l'occasion d'une autre manifestation.
 

                                                                             
Soeur M. »
 

           
Réponse du secrétaire général de la C.G.T. 

« Ma soeur,
 

Je suis persuadé que notre jeune camarade, celui qui vous a indiqué le chemin, avait lu dans vos yeux l'humanité pure et joyeuse que nous avons retrouvée dans chacune des lignes de votre lettre.
 

Sans nul doute il s'est agi d'un geste inspiré, avec la conviction que cette pointe d'humour " bon enfant " serait vécue comme l'expression d'une complicité éphémère et pourtant profonde
 

Je vous pardonne volontiers votre interprétation originale du sigle de notre confédération, car nous ne pouvons avoir que de la considération pour un charpentier qui a révolutionné le monde.
 

Avec tous mes sentiments fraternels et chaleureux,
 

Bernard Thibault,
Secrétaire général de la CGT »
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